Séries

« Unorthodox », de Maria Schrader


Unorthdox est une mini-série dramatique allemande organisée en 4 épisodes de 55 minutes environ. 

Inspiré de l’autobiographie de Déborah Feldman, « Unorthodox : comment j’ai fait scandale en rejetant mes origines hassidiques », publiée en 2012, le scénario de Daniel Hendler et Anna Winger, retrace l’éveil à la vie de la jeune Esther Shapiro, Esty pour les intimes.

Nous découvrons d’abord la jeune fille occupée aux préparatifs de son mariage alors qu’elle est à peine sortie de l’enfance. Elle vit alors dans le quartier de Williamsburg à Brooklyn, au sein de la communauté hassidique. La dimension documentaire mais non didactique de la série nous permet ainsi de nous plonger dans ces traditions, ces croyances et ses rites qui sont autant de carcans pour chacun des membres, et tout particulièrement pour les femmes. Outre les mariages arrangés, celles-ci se voient réduites à la procréation et sont soumises à l’autorité des hommes et de leur famille. L’aliénation n’est pas loin. 

Esther tente bien de s’y plier un temps mais son mariage rime avec rapidement avec enfer malgré la bonne volonté de son époux Yakov, lui-même sous l’emprise de sa mère. Du haut de ses 19 ans, elle opte pour la fuite et se rend à Berlin dans l’espoir d’une nouvelle vie…. Elle s’inscrivant ainsi, sans le savoir, dans les pas de sa mère, cette inconnue qui a un jour fait aussi le choix de la liberté.

Mais peut-on échapper aussi facilement à cette communauté, surtout lorsqu’il s’agit aussi de soustraire à son père l’enfant que l’on porte ? Yakov, escorté de son fidèle Moishé, l’arrêtera-t-il dans sa course folle ?

L’intérêt de cette série réside en grande partie dans cette plongée, en yiddish, dans l’univers hassidique, mais c’est aussi un beau récit d’éveil. Le scénario, qui prend des allures de thriller, tient son public en haleine, même s’il est un peu trop concentré et aurait mérité quelques développements concernant l’évolution de la mentalité d’Esther par exemple. Le scénario est par ailleurs réussi. Shira Haas, tellement chétive, mais aussi tellement expressive, campe une Esther très convaincante, tant dans ses fragilités que dans sa force nouvellement conquise et son énergie.

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