discussion « La vache », Mohamed Hamidi, 2016


lavache

Voilà un petit moment que j’ai délaissé la rubrique cinéma de ce blog. Il faut dire que la transhumance et la période des fêtes m’ont éloignée des salles et m’ont laissé peu de répit pour cette activité.
J’ai toutefois commencé l’année avec une comédie toute tendre et jubilatoire de Mohamed Hamidi, « La vache », sortie sur les écrans en février 2016.
Je saluerai d’abord l’originalité du scénario : réaliser tout un long métrage autour d’un périple avec un bovin est assez inédit même si l’on garde à l’esprit la fameuse Marguerite de Fernandel.
A l’entame de la narration nous découvrons d’abord le village algérien de Bellayoun, perdu dans les montagnes désertiques. Fatha y vit avec son épouse Naima et ses deux filles. Lorsqu’il ne cultive pas son champ aux allures de mini oasis, il porte tous ses soins à Jacqueline, une jolie tarine. Ce n’est pas toujours pour plaire à Naima, jalouse de cette vache qui l’accapare comme une « deuxième femme ». Dans toute sa naïveté, Fatah nourrit le rêve de se rendre avec sa jacqueline au salon de l’agriculture de Paris, mais en attendant il faut aller au marché pour gagner sa croûte et affronter les regards et les commentaires mi- amusés mi- moqueurs des villageois.
Il faut dire que Fatah, interprété par un Fatsah Bouyahmed fort touchant, est un personnage ! Francophile jusqu’au bout des ongles, il voue un culte à la langue française et il chante à qui veut bien les entendre tous les vieux tubes français de Niagara à Michel Sardou.
Toutefois, lui qui travaille à la ferme depuis ses 14 ans et qui n’a jamais quitté sa campagne, voit sa vie quelque peu bouleversée lorsqu’il reçoit une invitation au fameux salon.
Le scénario, empreint de drôlerie et d’humanité, nous conte alors son odyssée aux côtés de jacqueline puisque, faute de moyens, il doit regagner Paris à pied. Ce parcours, parsemé de rencontres et de péripéties, prend des allures de voyage initiatique parfois désopilant.
J’ai vraiment passé un délicieux moment avec ce road-movie humaniste et poétique qui accorde une large place à la question de la dignité.

4 commentaires

  1. C’est amusant ça ! C’est le film que j’ai regardé hier soir ! Et j’ai passé un très beau moment. C’est vraiment un feelgood film, sans prétention et très touchant.

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